Le syndrôme de la collégienne

Lomogram_2014-02-27_02-50-01-PM

 (mes pleurnicheries feraient un parfait scénario pour un énième teen-movie)

 

Un regard, une remarque, quelques rires et me voilà plongée quinze ans en arrière…

A l’adolescence, je ne faisais pas partie du gang des filles qui assure, ni de celui dont tout le monde se moque. J’étais dans la moyenne discrète. Celle qui ne se fait pas remarquer, mais qui au fond, aimerait prendre de l’ampleur.

J’étais celle qui admirait. Pas les plus belles, non. Pas les mieux sapées, non plus. Mais plutôt celles qui avaient l’assurance des grandes. Et pour leur plaire, je me fondais dans leur univers.

Avec le temps, heureusement, je me suis affirmée. J’ai appris à prendre de l’assurance. Mais il m’arrive encore, aux détours d’une nouvelle rencontre, que ce sentiment resurgisse. Et ce week-end, j’ai de nouveau eu 15 ans.

Je ne sais pas pourquoi c’est tombé sur cette fille. Elle n’est ni plus jolie, ni plus brillante que toutes les autres présentes. Mais elle arrive avec sa réputation. Celle d’être une fille a-do-rable. Alors forcément, j’ai envie qu’elle m’aime, moi, cette fille a-do-rable. Et dans ces cas là, je me transforme. Je deviens une adolescente impressionnée qui rit de travers, qui se passionne pour des sujets dont finalement elle se moque et qui cherche maladroitement à attirer l’attention.

Autant vous dire que je ne l’aime pas trop cette ado là. J’ai un petit peu envie de la gifler toutes les trois secondes. Mais c’est plus fort que moi, je n’arrive pas à me défaire de cette attitude, de ce besoin de plaire à celle que tout le monde aime. Et au final, j’offre une image de moi erronée, forcée, qui va complètement à l’encontre de ce que je recherche. Car oui, j’imagine qu’on n’a pas vraiment envie de copiner avec moi dans ces moments là.

A 30 ans (ok, 31), faudrait voir à assumer un peu. Assumer qui je suis, assumer mes contradictions. Quelque soit la personne que j’ai en face de moi.

L’autre jour que j’en discutais avec le Bon Ami, il m’a rétorqué: « Parce que t’aimes tout le monde, toi, peut-être? »

Le Bon Ami: 1 / L’ado attardée: 0.

 

Mes petits bonheurs #4

Une semaine tranquille, un week-end foufou… De quoi commencer celle-ci du bon pied!

Image

Lundi: Accompagner le Bon Ami à une avant-première. Finir la soirée par une balade dans le centre en dégustant une frite. A l’ancienne.

Mardi: Découvrir mon tout premier commentaire sur ce blog!

Mercredi: Un fou rire dans le tram avec le Bon Ami, et une Chouette survoltée.

Jeudi: Un après-midi sur skype avec ma maman. Me réjouir de la retrouver bientôt.

Vendredi: Trouver le meilleur des cadeaux pour les 35 ans de l’Amie Blonde.

Samedi/Dimanche: Trop de bonheurs dans ce week-end pour n’en choisir qu’un seul. Les 35 ans de l’Amie Blonde sur la côte. Rencontrer de chouettes nanas. Les bonnes bouffes. Chanter de vieux tubes. Le beau temps, et les balades qui vont avec. Danser sur des musiques ringardes. Prendre un cour de soin du visage. Se mettre à jour dans l’actualité people. Se vernir les ongles.  Rire à en pleurer.

THE gâteau au chocolat (sans lactose, sans gluten) (si, si c’est possible!)

A la maison, depuis 3 mois, le Bon Ami doit suivre un régime sans gluten et sans lactose. C’est effectivement assez strict, et puis avouons-le, pas très économique. Mais bon, nous n’avions pas vraiment le choix, il a donc fallu apprendre à être créatif.

Oui, je dis « nous » car telle une compagne dévouée et aimante, je me suis également pliée à ce régime (ahah, non en fait, c’est plutôt parce que j’ai la flemme de faire 2 repas différents, et puis t’inquiète que dès que l’occasion se présente, je ne me fais pas prier pour m’enfiler 2 ou 3 tranches de raclette!).

Le truc, c’est que j’aime beaucoup cuisiner, surtout la pâtisserie (Please, call me Bree, je te l’ai déjà dit). Et que dans la pâtisserie, y’a du gras beurre, et y’a de la farine… Alors comment qu’on fait, s’il vous plaît, Madame?

0256, 309,0,413,256,392,1235,116

 (mais dis donc, Bree, ce serait pas un peu le gros barouf dans cette cuisine?)

On a donc dit:

– 125g de chocolat à cuisiner (du bon, pas comme celui sur la photo à 52% de cacao. Ca c’est du chocolat de mickey, mais y’avait rien d’autre au magasin)

– 2 càs de lait végétal (amande, riz, soja… j’utilise l’amande, c’est top, et après comme il est ouvert et que ça périme vite, t’es obligé de le finir en trempant ton gâteau dedans… c’est balaud!)

– 100 ml de crème végétale (riz, soja, millet…)

– 4 oeufs

– 100g de sucre roux

– 50g de poudre d’amande

– 1 càs de Maïzena

Tu préchauffes ton four à 180°.

Tu fais fondre doucement le chocolat avec le lait et la crème. Pendant ce temps là, tu bats les blancs en neige, assez fermes.

Dans un autre saladier, tu bats les jaunes et le sucre. Quand tu commences à avoir mal au bras, tu ajoutes la poudre d’amande et la maïzena.

Le chocolat doit être fondu. C’est le moment de l’ajouter au mélange précédent. Tu ajoutes ensuite soigneusement les blancs d’oeufs à la préparation au chocolat.

Tu verses ta pâte dans un moule chemisé avec du papier cuisson (rapport au fait que tu peux pas beurrer ton moule). Et tu enfournes à 180° pour 20 min (tu peux déjà aller jeter un oeil au bout de 15 min si t’aimes bien quand c’est vraiment fondant fondant).

Et voilàààà! Tu as un gâteau bien chocolaté, bien fondant, et même pas gras. De quoi reprendre une part, tiens!

0256, 309,0,423,256,339,1366,122

 (ça c’était l’option individuelle pour la Chouette)

(et même que ça fait psshhh quand tu plonges la cuillère dedans)

Y’avait la version maxi pour nous, mais le Bon Ami a tout mangé avant que j’ai le temps de prendre une photo (il a bon dos le Bon Ami). En plus, on avait mis des noix dedans. C’était une idée du Bon Ami. Il en a des bonnes idées le Bon Ami.

Régalez-vous!

Please, call me Bree

Lomogram_2014-02-01_01-31-21-PM

Il faut que je vous avoue un truc. Je suis mère au foyer. Pas par choix, non. Plutôt parce qu’on ne peut pas faire autrement.

Attention, je ne juge certainement pas les femmes qui décident de se consacrer à l’éducation de leurs enfants. Non, bien au contraire, je les admire.

MAMAN?

Se lever, faire prendre le petit-déjeuner (une madeleine? non? un boudoir? non? quoi alors? ah, une madeleine), s’occuper de sa progéniture, l’habiller, faire tourner une machine, jouer à coucou-caché, faire la vaisselle du petit-déj, lire une histoire (enco’ maman), relire la même histoire, préparer à manger (des pâtes ou des pâtes? oh ça va, on ne juge pas, je mets du rutabaga dedans alors bon, je reste respectable), prendre une douche rapidos (et retrouver un vieux tube de gel gommant à peine entamé qui date de ta vie d’avant où t’avais du temps pour faire des gommages), faire manger le glouton, avaler un vieux reste de quinoa en même temps, chanter une comptine, lire une histoire, faire un bisou, puis un deuxième.

OUF.

Mais t’emballes pas, Jeannine. Tu as deux heures pour faire la vaisselle de midi (je donnerais un rein pour un lave-vaisselle), passer un coup de balai/serpillère (selon que ta progéniture a mangé proprement ou pas), descendre les poubelles, faire une caresse au chat, envoyer quelques mails. Si ta progéniture est sympa, elle te laissera parfois le temps de traîner sur facebook, et même des fois regarder un épisode ENTIER de Girls (là, c’est la fête dans ton chez toi, tu vois).

MAAAAAAMAN!

C’est reparti pour un tour. Changer la couche, faire des câlins, passer le balai/la serpillère dans la chambre de l’enfant (quand l’enfant dort, sa chambre est une zone de non-droit, le sommeil c’est trop important si t’as toujours pas compris), jouer à la dînette, prendre le goûter (gako maman, gako, gako, gakoooo), laver les mains, mettre le combo bottes fourrées/manteau/bonnet (vivement l’été punaise), se promener, faire demi-tour parce qu’on a vu une plaque d’égoût trop cool (non, chérie, on va dans l’autre sens, là), avoir fait 2 mètres en 12 minutes, faire demi-tour parce qu’on a vu une brindille (non, chérie, dans l’AUTRE sens), arriver enfin à la mutuelle/commune/épicerie bio (pour les rutabagas si tu suis bien), la porter d’un bras, payer de l’autre, rentrer à la maison, préparer le repas, ramasser le paquet de pâtes négligemment vidé au milieu de la cuisine, prendre le bain, mettre le pyjama, faire réchauffer la purée (mmmmh maman, mmmmh, a faim maaaaman), prendre le bibi, lire deux histoires, dire au revoir au chat, aux poupées, aux bébés, aux livres, au poisson, au coupe-ongle (j’exagère à peine), chanter une dernière berceuse, se dire bonne nuit, se frotter les yeux. Bonne nuit ma Chouette.

DODO.

Evidemment, je force le trait. Evidemment, il y a des jours où le Bon Ami ne part pas si tôt, ne rentre pas si tard et prend le relai. Evidemment, il y a des rires, des câlins et des jeux qui viennent s’entremêler à toutes ces actions. Mais parfois, quand ces journées se suivent et se ressemblent, les soirées sont plus difficiles. Parce que si mon côté maternel est comblé, épanoui (et épuisé, avouons-le), la part sociale et professionnelle qui sommeille en moi se sent un peu étouffée.

Je travaille dans le cinéma, sur les tournages plus précisément. Ce qui fait que j’alterne des périodes de travail très intenses ( où tu ne sais plus à quoi ressemble ton appart, ton mec, tes amis…) avec des périodes de chômage. Avec un enfant, je trouve que c’est l’idéal. Certes, je vois peu ma fille en période de tournage, mais une fois terminé, je profite vraiment d’elle. On passe des semaines entières ensemble, et ça me convient très bien.

Sauf que là, les semaines se transforment en mois. Que le Bon Ami a trouvé un boulot fixe. Qu’on n’a pas de place en crèche (CQFD). Que la famille est loin. Et, je me retrouve donc mère au foyer à plein temps par la force des choses. Et que, oui, c’est épuisant. Que, oui, c’est parfois un peu aliénant. Et que, non, cette fois-ci je ne culpabiliserais pas de le dire.

J’aime ma fille. D’un amour que je ne connaissais pas jusque là. Mais j’aime aussi me lever à 4h30 pour aller filmer les levers de soleil dans la campagne wallonne, j’aime rencontrer de nouvelles personnes à chaque début de tournage, j’aime rentrer tellement tard le soir que je mange en catimini un reste de pâtes froides dans la cuisine. Et par dessus tout, j’aime me plaindre d’être en tournage parce que c’est teeeeeellement difficile, tu comprends 😉

Je voudrais qu’on me propose une place en crèche. Je voudrais retrouver du travail.  Je voudrais que ma fille puisse se socialiser, se faire des copains et des copines (oui, parce que ça va bien de se plaindre 5 minutes, mais pensons aussi à cette pauvre enfant de 18 mois qui n’a que sa mère comme interlocutrice toute la sainte journée…). Je voudrais enfin pouvoir arrêter de tourner en boucle sur ce sujet. Tout le temps. Avec tout le monde.

Mes petits bonheurs #3

La semaine est passée à une vitesse folle, et j’ai dû mettre de côté toutes mes idées de notes… Mais cette semaine, je vais tenter de rattraper le retard avec une chouette recette de gâteau au chocolat (sans gluten, sans lactose mais tellement bonne que tu n’y vois que du feu!) et un petit récit de ma fête des amoureux (ratée, hein, ne nous emballons pas!).

En attendant, voici les petits bonheurs qui ont ensoleillé ma semaine.

Image

Lundi: Ma Joe, de retour pour quelques jours.

Mardi: Un dîner entre filles comme je les aime.

Mercredi: Une soirée chez les copains. Réaliser que je me détends enfin sur le fait de sortir parfois le soir avec La Chouette. Et qu’elle s’en porte très bien!

Jeudi: Sauter le pas et envoyer (enfin) la dernière version de mon scénario.

Vendredi: Une énooooorme pizza avec Mister T.

Samedi: Les jours qui s’allongent. Rester dehors un tout petit peu plus tard que d’habitude. Et se dire que le printemps sera bientôt là.

Dimanche: Un réveil ensoleillé. Une envie de prendre l’air. Et partir passer la journée à la mer sur un coup de tête. Regarder La Chouette jouer dans le sable, admirer les cerf-volants et courir après les vagues.

Mes petits bonheurs #2

Ce petit rituel me permet de réaliser que, finalement, les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas forcément (malgré ce que j’avais tendance à croire ces derniers temps). Toujours en référence à la belle idée d’Elisa, voici un aperçu des petits bonheurs de ma semaine.

Lomogram_2014-02-10_02-25-17-PM

Lundi: Les bras de mon amoureux.

Mardi: Amorcer de jolis projets avec l’amie Deedi.

Mercredi: M’offrir des fleurs.

Jeudi: Avancer sur la déco de notre chambre. Et apprécier d’aller m’y coucher le soir avec un bon polar.

Vendredi: Une tranche de brioche pour La Chouette. Un bon thé pour moi. Une fois par semaine, on se fait un petit goûter en extérieur toutes les deux.

Samedi: Faire les touristes dans notre ville. La Chouette a tellement aimé le Manneken Pis qu’elle voulait repartir avec!

Dimanche: Avoir dégoté LA recette de gâteau au chocolat sans gluten, sans lactose. En faire pour la deuxième fois en 3 jours. Tout boulotter dans la journée (ahem)

Je suis de celles…

Hier, j’ai pris le temps d’écouter le premier album de Fauve. Sentiment mitigé. Mais le morceau « De ceux » m’a inspiré…

Je suis de celles qui aiment faire des listes qui ne servent à rien.

Je suis de celles qui imaginent la vie des passagers dans le bus.

Je suis de celles qui envisagent d’aller se coucher à 22h17 et qui éteignent la lampe de chevet à 00h52.

Je suis de celles qui imaginent toujours que le bonheur des autres est plus précieux.

Je suis de celles qui ne mangent pas un carré de chocolat, mais une tablette.

Je suis de celles qui pleurent souvent pour un rien.

Je suis de celles qui ont une pile de livres sur leur table de chevet, mais qui sont incapables de sortir les mains vides d’une librairie.

Je suis de celles qui ont commencé dix projets de tricot sans en finir un seul.

Je suis de celles qui demandent au Bon Ami de faire les choses, mais qui précisent comment bien les faire.

Je suis de celles qui se révoltent beaucoup, mais qui ne font rien de concret pour changer les choses.

Je suis de celles qui aimeraient assumer qui elles sont.

Je suis de celles qui aimeraient être différentes.

Je suis de celles qui tentent d’apprendre à vivre avec la contradiction.

Les petits bonheurs #1

Je suis de nature un peu cynique. Et la situation du moment (pas de boulot, pas de crèche, mère au foyer style) n’arrange pas les choses. Alors quand j’ai découvert cette rubrique sur le blog d‘Elisa, je me suis dit qu’il fallait essayer. Pas facile d’estomper 31 ans de bougonneries, mais je crois que finalement, ça me va aussi de prendre la vie du bon côté!

Image

Lundi: Découvrir Edward Sharpe en concert.

Mardi: Passer du temps avec ma Joe. Papoter, manger, rigoler, manger.

Mercredi: Une soirée chili avec les copains. 10 à table. On boit. Trop. On parle. Fort. On rit. Beaucoup!

Jeudi: Découvrir le « Lieu pour jouer ». Voir La Chouette à l’aise avec les autres enfants. Rencontrer d’autres mamans. Souffler un peu.

Vendredi: Mettre mes nouvelles chaussures, et aller à la cérémonie des Machins.

Samedi: Un skype avec l’Amie de Toujours.

Dimanche: Se lever tôt. Préparer des pancakes. Profiter d’une douce matinée tous les trois.