Dans nos oreilles

Si toi aussi, tu as chez toi un spécimen de moins de 3 ans qui réclame des comptines dès 7h du mat’.

Si toi aussi, tu te couches avec « Petit escargot » dans la tête, et te lève en fredonnant « Scions du bois ».

Alors voici quelques subterfuges qui, ni vu ni connu, te permettront d’écouter un peu autre chose.

► L’album Ilo Veyou de Camille. Il me semble qu’elle l’a écrit et composé après la naissance de sa fille. Des voix d’enfants, des ritournelles, de la douceur. Mais avec toujours le petit brin de folie de la chanteuse qui rend tout ça un peu moins gnangnan.

► La pittoresque histoire de Pitt Ocha des Ogres de Barback. J’avoue, au départ, les Ogres ce n’est pas franchement ma tasse de thé. Mais cet album, destiné d’abord aux enfants, est vraiment très chouette. Il déroule, au fil des chansons, l’histoire de ce petit garçon (Pitt Ocha, donc… oui, t’inquiète, moi aussi j’ai d’abord cru que c’était l’histoire d’un chat) qui découvre la vie nomade.

► I Love You (décidément!) de Mathieu Boogaerts. Non, non, promis, ce n’est pas Maman qui parle! La Chouette aussi aime beaucoup se dandiner dessus. L’intonation de sa voix, les rythmes de batterie, les petits sons rigolos… Ca fonctionne plutôt bien!

Bon on est d’accord qu’on reste sur des choses calmes, douces, francophones. C’est sûr que j’attends que la Chouette dorme pour me faire péter du Joy Division. Mais bon, c’est franchement plus plaisant qu’Henri Dès!

Si vous avez de quoi compléter cette liste, autant vous dire que je suis preneuse!

 

 

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La Team des Mères Parfaites

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La semaine dernière, j’ai décidé d’emmener la Chouette à la bibliothèque pour une lecture destinée aux touts-petits. Oui, je sais, je vends du rêve.

Avant d’y aller, j’avoue, je n’étais pas très à l’aise. J’avais peur qu’il n’y ait personne, et d’être seule face à une vieille hippie conteuse. Et je redoutais un peu le comportement de la Chouette, enfant plutôt vive, dont le temps de concentration excède rarement les cinq minutes (une enfant de 20 mois, quoi).

Mais bon, j’ai surmonté mes peurs (on a les peurs qu’on peut ma pauvre dame), j’ai mis ma Chouette dans sa poussette et on est parties pour une folle matinée (on a la folie qu’on peut ma pauvre dame).

Ce que je n’avais pas prévu (j’aurais pu, tu me diras, on habite un quartier bourgeois où la mère au foyer fait légion), c’est que la lecture du jeudi matin, c’est le repère des mamans du coin. Bon, ce sera peut être l’occasion de me faire des copines ! Ahah.

J’arrive donc sur le parking de la bibliothèque, en poussette, à pied, normal quoi. Mais non, la mère de famille du coin, elle arrive au volant de sa voiture (ou de son 4×4 si tu préfères) classieuse. Quand elle en sort, tu pourrais mettre la scène au ralenti, tu sais comme dans les films là, avec la chevelure qui bouge et le sourire ultra bright. Elle est mince, elle a des beaux cheveux (toi t’as mis un bonnet parce qu’il pleuvait un peu, et que bon, je sais pas si t’as déjà essayé de tenir un parapluie en poussant une poussette… je te fais pas un dessin), elle est bien sapée (toi t’as juste eu le temps d’enfiler ton jean taille 42 que tu portais tout juste après la naissance de la Chouette. Il y a 20 mois, donc) et elle sort sa Mouflette de son maxicosy. Mouflette qui porte une jolie robe à col claudine, des ballerines vernies et une mignonne petite barrette. Petit coup d’oeil à la Chouette dans sa poussette. Pas de comparaison possible, j’ai enfanté une sauvageonne. Boucles emmêlées et indisciplinées devant les yeux (les barrettes c’est pour les faibles, Maman), résidus de boudoir autour de la bouche, et une petite crotte au coin de l’oeil. Parfaite.

Arrivée devant le bâtiment de la bibliothèque, un magnifique escalier en pierre. Ah. Tu fais le tour, pas d’autres accès. Mères en poussette et handicapés, la culture c’est pour les autres, rentrez chez vous. Bon. Petit coup d’oeil sur le parking. La Mère Parfaite a retrouvé une amie. Je te refais pas le tiercé gagnant : Chevelure parfaite/Minceur/Mouflette proprette. Et que ça papote, et que ça parle du dernier week end à Knokke. « HEHO LES MEUFS, je galère avec ma poussette là, de l’aide ? Oui ? Non ? ». Bon.

J’essaie de porter la poussette. Echec fumant. Je décide de procéder en deux temps. Je sors la Chouette de sa poussette, je monte les marches avec elle. Je la pose sur le perron. Je lui demande de m’attendre, de ne pas bouger, de ne pas s’approcher des escaliers. Je redescend les escaliers. « Maman ! ». Oui, j’arrive. Je prends la poussette à bout de bras. Je monte les 150 marches. La Chouette saute dans les flaques. Foutu pour foutu, vas-y, fais toi plaisir. J’ai chaud, j’enlève mon bonnet, j’ai sué, ma mèche a collé (j’ai un GROS problème de mèche qui colle quand je transpire). La Team Mères Parfaites me dépassent, l’air de rien. Pas un regard, pas un sourire. Je te jure, je me croirais dans une série américaine.

On arrive à l’étage. La conteuse nous attend. Je me détend, elle est jeune, elle s’appelle comme moi, même la Chouette lui fait un grand sourire. « Par contre, il faut retirer ses chaussures avant d’accéder au coin lecture ». Ah. Il s’avère que j’ai mis une paire trouée et dépareillée ce matin. Ahem. Petit coup d’oeil à la Team Mères Parfaites : jolies chaussettes assorties en coton sous une belle paire de bottes en cuir à dix mille.

La Team est déjà installée, leurs mouflettes sagement assises sur le tapis. La Chouette est déjà en train de courir partout. Elle veut, évidemment, aller dans l’autre pièce. Celle où on ne peut pas aller. Je vais la chercher une fois, puis deux. Forcément, elle s’énerve et commence à crier. Ahah, je garde mon calme et ma voix douce. Moi aussi je suis une mère parfaite, tavu. La Team me juge, je le sens. Je suis une mauvaise mère qui ne sais pas tenir sa fille. J’aurais du rester à la maison en pyjama et lui lire moi même des histoires (j’ai une tendance drama queen, j’avoue). Je sors le combo magique. Hop un doudou, hop une tétine (han, une tétine). Sur les genoux de Maman, ne bouge pas, regarde la dame va nous lire une histoire.

Je te laisse imaginer que la Team Mères Parfaites n’a pas besoin de ce genre de subterfuges pour calmer son enfant. Bizarre… Elles ont du leur filer une dose de Xanax avant d’arriver, c’est ma seule explication.

La Chouette est complètement captivée par les lectures. Elle veut participer, elle danse, elle écoute sagement. Je suis si fière d’elle. Et je peux me détendre un peu, et continuer d’étudier la Team. Je veux trouver la faille, merde.

Et la faille, la voilà. Mouflette n°2 n’est pas très disciplinée. Elle se lève beaucoup pour s’approcher de la conteuse, pour choisir les livres, pour les toucher. Enfin, jusqu’ici rien qui ne me choque vraiment. Une enfant quoi. Ah mais oui, mais Mère Parfaite n°1 ne l’entend pas du tout de cette oreille. Non parce que Mouflette n°2 empêche Mouflette n°1 de voir. «Mouflette n°2, pousse-toi, tu empêches ma fille de voir », « Mouflette n°2, assied-toi, Mouflette n°1 ne voit pas ce qui se passe »… Non stop pendant toute la séance. Réflexions accompagnées, bien évidemment, de regards lourds en sous-entendus à Mère Parfaire n°2 « Nan, mais tiens un peu ta mouflette veux-tu ! ». Et tu sens que Mère Parfaite n° 2 n’est pas très à l’aise. Elle hésite entre demander à sa gamine de se calmer, et demander à son amie de FERMER SA PUTAIN DE GUEULE.

On termine sur une dernière comptine. La Chouette est au taquet. Et vas-y que je me déhanche, et regarde comme je sais bien faire les marionnettes. C’est bon, j’ai passé l’épreuve haut la main. On reviendra.

La Team Mère Parfaite se lève, échange quelques banalités. Chacune retourne dans sa grosse voiture et promet de se retrouver à la même heure la semaine prochaine.

Et moi, je suis de nouveau sur le perron, avec ma poussette et ma Chouette. J’essaie de descendre avec une dans chaque main. No way, José. Et là, je vois débarquer une autre maman. On s’était croisée à l’étage. Elle a une mouflette de quelques mois, et une poussette bulldozer. Je lis l’appréhension dans ses yeux. Je lui propose un deal. Elle surveille la Chouette le temps que je descende ma poussette et je l’aide à descendre la sienne. Elle me sourit. J’ai l’impression d’être une sauveuse. Je suis la Mitch Buchannon de la poussette.

On se remercie. On se salue.

Si elle revient la semaine prochaine, je lui proposerais de faire partie de ma Team. Celle des Mères En Galère.

 

 

 

 

 

L’inachevée

 

Hier, en remettant de l’ordre dans mes petites affaires, je suis tombée sur un joli châle moutarde que j’avais commencé à tricoter au début de l’hiver. Ai-je besoin de préciser qu’il est toujours dans la « corbeille à tricot »? Il est toujours là parce que j’ai du mettre 3 semaines à passer de la première pelote à la deuxième. Et le double du temps à entamer la troisième. Au bout du compte, j’ai réalisé que je n’en avais pas pris assez. Retour au magasin pour m’entendre dire « Désolée Madame, mais de cette couleur-ci, nous n’en avons plus ». Je suis donc l’heureuse propriétaire d’un demi-châle moutarde. Pour la mi-saison, autant vous dire que c’est parfait.

Mais c’est surtout que cette découverte m’a renvoyé à un trait de ma personnalité auquel je n’aime pas franchement me frotter. Oui, c’est bien lui, le fameux « je-commence-plein-de-projets-et-je-laisse-tout-en-plan ».

Et si je commençais un tricot, mais que je mette teeeeelleeeemeeeent de temps à avancer que le stock de laine serait écoulé jusqu’à la dernière pelote (cherche pas, j’ai retourné tous les internets pour une foutue pelote jaune moutarde, et laisse moi te dire que c’est peine perdue). Tiens, j’ai une nouvelle idée de scénario, je ne vais écrire que ça pendant 3 jours, je vais me documenter, commander un livre introuvable qui parle du sujet. Résultat des courses: 3 traces de stabilos au chapitre un, et une dernière mise à jour qui date du 26 février. Oh, j’aimerais tant ouvrir un blog pour mettre par écrit ce qui me passe par la tête. J’écrirais au moins deux fois par semaine, je m’imposerais des rubriques hebdomadaires pour tenir le rythme, et je remplirais assidûment mon petit carnet avec des idées qui feraient de chouettes notes de blog. Ca fait plus de trois semaines que je n’ai pas pointé le bout de mon nez par ici, et ça commence à sentir le moisi.

Je pourrais te dire que ce ne sont ni l’envie, ni les idées qui me manquent. Je pourrais te dire que je manque cruellement d’énergie, que ces derniers mois de chômage à m’occuper à temps plein d’une petite Chouette en pleine phase « nononononon » m’ont littéralement épuisé. Je pourrais te dire que mes insomnies n’aident pas et que je profite des rares moments de pause pour dormir/manger/glander sur le net/bouquiner (bon, okay, feuilleter des magazines).

Je pourrais effectivement te dire tout ça, et ce ne serait même pas de fausses excuses. Mais je pourrais aussi décider de ne pas me laisser rattraper par ce syndrôme de l’inachevé, me secouer un peu les puces, et tenter, pour une fois, de mener un projet à bien.

 

 

 

 

 

 

Les petits bonheurs #7

Une semaine au calme, à la campagne, chez mes parents. Un peu épuisée par une petite Chouette qui se fait difficilement aux changements de lieu (et qui dort donc très mal). Mais dans les petits bonheurs de ma semaine, j’ai quand même retenu ça:

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Lundi: Profiter de moments tous les 3 avant le départ du Bon Ami.

Mardi: Prendre un thé et lire le journal au café du coin. Seule, et au calme.

Mercredi: Retrouver mes parents, ma maison d’adolescence et les souvenirs qui vont avec.

Jeudi: Passer du temps avec ma maman. Et ses mots, toujours rassurants.

Vendredi: Dégoter une petite paire de tennis pas chère et bien kitsch. Comme je les aime!

Samedi: Une balade au parc. Caresser les faons, faire de la balançoire et piloter un avion.

Dimanche: Le repas dominical au soleil. Observer mon grand-père et la Chouette bricoler.

J’ai 10 ans…

Demander à mon père de baisser le son de la télé / Relire mes vieux journaux intimes / Dormir avec le chat / Faire une overdose de Marronsuiss / Prendre le vélo pour aller au pain / Dire « aller au pain » / Saluer tous les gens que je croise / Jouer du piano / Regarder les vieux albums photos / Aller voir les faons au parc / Lire Mafalda sous la couette / Aider ma mère à préparer le repas dominical / Corner les pages de La Redoute / Passer des heures au téléphone avec l’Amie de Toujours / Savourer les fantaisies de ma grand-mère / Mettre le pain rassis de côté pour les canards / Ecouter en boucle l’album Mistral Gagnant de Renaud.

Je passe une semaine chez mes parents, et j’ai à nouveau 10 ans.

Les petits bonheurs #6

J’ai parfois du mal à être rigoureuse (ahem), mais ces petits bonheurs sont un tel baume au coeur que ce serait dommage de s’en passer! Toujours sur la belle idée d’Elisa.

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Lundi: Un bel arc-en-ciel (et pas d’appareil photo!)

Mardi: Des bisous et des câlins de ma Chouette. Sans réclamer 😉

Mercredi: Une belle boîte chinée offerte par le Bon Ami. Reste plus qu’à lui trouver sa place.

Jeudi: Profiter du soleil pour bricoler sur le balcon avec la Chouette. 

Vendredi: Le Bon Ami qui rentre plus tôt du travail. Avoir l’après-midi pour me consacrer à mes projets.

Samedi: L’Amie de Paris, son Beau Mari et leur Petit Poulet pour le week end. Un régal.

Dimanche: Le soleil et la douceur du jour. La Chouette et le Petit Poulet qui dansent en couche dans le salon!

L’heure bleue

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Un petit tressaillement. Le coeur qui se met à battre un peu plus vite. Les pensées encore cotonneuses.

Ne pas ouvrir les yeux. Je sens bien que dehors, il fait encore nuit noire. Pas un bruit alentour. Les voitures ont ralenti la cadence et, dans le parc, les oiseaux de nuit s’en donnent à coeur joie. Les premières lueurs du jour doivent être encore bien loin.

Ne pas ouvrir les yeux. Comme pour me convaincre que ce n’est qu’un leurre, et que je vais repartir tout de suite. Morphée est encore là, toute près, les bras tendus vers mon sommeil si fragile. A côté, j’entend la respiration paisible du Bon Ami. Cela pourrait être pourtant si simple de le rejoindre.

Ne pas ouvrir les yeux. Tenter de rassembler les bribes d’un dernier rêve. Me laisser bercer par le cliquetis des pattes de Gris sur le lino. Sentir mon corps se relâcher un peu. Ne plus maîtriser tout à fait mes pensées.

Ne pas ouvrir les yeux. Les muscles enfin complètement détendus, je me sens happée par le vide. Un vide sans fin. Un vide si terrifiant que mon corps tressaute. Je le connais si bien, ce spasme. Le spasme final qui marque la fin de ma nuit.

Ne pas ouvrir les yeux. Alors qu’il est déjà trop tard. Les pensées ont repris le dessus et les rêves se sont évaporés déjà bien loin.

Ouvrir enfin les yeux. 03h54. A quelques minutes près, j’aurais pu deviner l’heure exacte.

Refermer les yeux, et attendre patiemment les premières lueurs de l’aube.

Mes petits bonheurs #5

Une semaine avec plus de bas que de hauts, me semble-t-il. Puis, je relis ma liste de petits bonheurs. Et finalement, je me dis que tout n’est pas si gris!

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Lundi: Retrouver la Chouette après mon week-end entre filles

Mardi: Préparer un poulet à la piche pour la première fois. En refaire très bientôt tellement c’est bon (et simple!)

Mercredi: Assister à l’avant-première du très beau documentaire « Entre leurs mains ».

Jeudi: Recevoir une jolie carte postale de la Martinique (et rêver de soooooleil!)

Vendredi: Mon petit plaisir de l’année: regarder la Cérémonie des Césars sous un plaid en grignotant du chocolat.

Samedi: Un week end dans la belle-famille. Observer la Chouette et sa cousine devenir complices. En avoir le coeur tout retourné.

Dimanche: Une soleil radieux. Une balade autour du lac. Des ricochets. Des tours de balançoire à en avoir le tournis.

Le syndrôme de la collégienne

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 (mes pleurnicheries feraient un parfait scénario pour un énième teen-movie)

 

Un regard, une remarque, quelques rires et me voilà plongée quinze ans en arrière…

A l’adolescence, je ne faisais pas partie du gang des filles qui assure, ni de celui dont tout le monde se moque. J’étais dans la moyenne discrète. Celle qui ne se fait pas remarquer, mais qui au fond, aimerait prendre de l’ampleur.

J’étais celle qui admirait. Pas les plus belles, non. Pas les mieux sapées, non plus. Mais plutôt celles qui avaient l’assurance des grandes. Et pour leur plaire, je me fondais dans leur univers.

Avec le temps, heureusement, je me suis affirmée. J’ai appris à prendre de l’assurance. Mais il m’arrive encore, aux détours d’une nouvelle rencontre, que ce sentiment resurgisse. Et ce week-end, j’ai de nouveau eu 15 ans.

Je ne sais pas pourquoi c’est tombé sur cette fille. Elle n’est ni plus jolie, ni plus brillante que toutes les autres présentes. Mais elle arrive avec sa réputation. Celle d’être une fille a-do-rable. Alors forcément, j’ai envie qu’elle m’aime, moi, cette fille a-do-rable. Et dans ces cas là, je me transforme. Je deviens une adolescente impressionnée qui rit de travers, qui se passionne pour des sujets dont finalement elle se moque et qui cherche maladroitement à attirer l’attention.

Autant vous dire que je ne l’aime pas trop cette ado là. J’ai un petit peu envie de la gifler toutes les trois secondes. Mais c’est plus fort que moi, je n’arrive pas à me défaire de cette attitude, de ce besoin de plaire à celle que tout le monde aime. Et au final, j’offre une image de moi erronée, forcée, qui va complètement à l’encontre de ce que je recherche. Car oui, j’imagine qu’on n’a pas vraiment envie de copiner avec moi dans ces moments là.

A 30 ans (ok, 31), faudrait voir à assumer un peu. Assumer qui je suis, assumer mes contradictions. Quelque soit la personne que j’ai en face de moi.

L’autre jour que j’en discutais avec le Bon Ami, il m’a rétorqué: « Parce que t’aimes tout le monde, toi, peut-être? »

Le Bon Ami: 1 / L’ado attardée: 0.

 

Mes petits bonheurs #4

Une semaine tranquille, un week-end foufou… De quoi commencer celle-ci du bon pied!

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Lundi: Accompagner le Bon Ami à une avant-première. Finir la soirée par une balade dans le centre en dégustant une frite. A l’ancienne.

Mardi: Découvrir mon tout premier commentaire sur ce blog!

Mercredi: Un fou rire dans le tram avec le Bon Ami, et une Chouette survoltée.

Jeudi: Un après-midi sur skype avec ma maman. Me réjouir de la retrouver bientôt.

Vendredi: Trouver le meilleur des cadeaux pour les 35 ans de l’Amie Blonde.

Samedi/Dimanche: Trop de bonheurs dans ce week-end pour n’en choisir qu’un seul. Les 35 ans de l’Amie Blonde sur la côte. Rencontrer de chouettes nanas. Les bonnes bouffes. Chanter de vieux tubes. Le beau temps, et les balades qui vont avec. Danser sur des musiques ringardes. Prendre un cour de soin du visage. Se mettre à jour dans l’actualité people. Se vernir les ongles.  Rire à en pleurer.